
Sourate 1: Prologue (Al-Fatiha)
AL-FATIHA (PROLOGUE ou OUVERTURE)
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. Louange à Allah, Seigneur de l’univers.
2. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
3. Maître du Jour de la rétribution.
4. C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
5. Guide-nous dans le droit chemin,
6. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.
7. De ceux qui n’ont point encouru ta colère et qui ne s’égarent point. AMEN.
Fatiha
Nombre de versets
Sourate al-Fâtiha a 7 versets, 29 mots et 143 lettres. Cette sourate est l’une des sourates al-Mufassalât (les sourates qui ont les versets court) et parmi celles-ci elle fait parti des sourates courtes (Qisâr). Malgré sa petite taille, elle contient d’immenses sens, et est considérée comme l’essence et la base (asâs) du Coran, et Umm al-Kitâb (la Mère du Livre).[3]
mportance
La sourate al-Fâtiha est très importante dans la vie religieuse et culturelle des musulmans. Elle est recitée dans les cinq prières quotidiennes, dix fois selon la jurisprudence Imamite (chiite) et 17 fois selon la jurisprudence sunnite. L’Imam Rida (a) pense que la lecture de cette sourate au début de la prière est parce que toute la bonté et toute la sagesse du monde et de l’au-delà se trouve dans cette sourate.[6]
Contenu
Le contenu de cette sourate est basé sur : la connaissance de Dieu; les signes des vrais et bons serviteurs de Dieu; le problème de la guidance de l’Homme; le voie directe (Sirât al-Mustaqîm); l’Unicité Divine et le remerciement à Dieu.[7].
Il est raconté dans un Hadith al-Qudsî (une parole de Dieu transmise par le Prophète (s)) :
« J’ai divisé la sourate al-Hamdah entre moi et mon serviteur; une moitié pour moi et l’autre pour mon serviteur ».[8]
préceptes
Il est obligatoire de réciter la sourate al-Hamd pendant les deux premières raka‘a de chaque prière obligatoire ou surérogatoire.
La récitation du Coran pendant la prière est un acte obligatoire, mais elle n’est pas un pilier de la prière. C’est-à-dire si quelqu’un néglige de le réciter, sa prière sera incorrecte; mais s’il oublie de le réciter, sa prière sera correcte.
Pendant la prière surérogatoire, on peut se limiter à la Fatiha, comme on peut réciter plusieurs sourates après celle-ci.[9]
Pendant la prière du zuhr et celle d’al-‘asr, il est recommandé à l’homme de prononcer al-basmala (بِسْمِ اللَّـهِ الرَّحْمَـٰنِ الرَّحِيمِ) à haute voix.
Apprendre et réciter correctement la sourate al-Hamd est obligatoire pour ceux qui peuvent.
Pendant les deux dernières raka‘a de la prière du zuhr et celles d’al-‘asr, on peut dire soit la Fâtiha, soit la formule «Subhân-Allah, wa-lhamdu lillâh, wa lâ ilâha ill-Allâh, wa-llâhu akbar.» Il est de même pour les deux dernières raka‘at de la prière d’al-‘ichâ’ et la troisième rak‘a de la prière d’al-maghrib.[10] Toutefois, si on choisit de prononcer cette dernière formule, on pourra se limiter à une seule fois, mais il est recommandé de la prononcer trois fois.
Dire «أَعُوذُ باللّهِ مِنَ الشَّیطانِ الرَّجِیمِ», avant de réciter al-Hamad dans la première raka‘a de la prière est recommandé.
«إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ» dans la prière de l’Imam al- Hujjah, al-Qâ’im(qa)
Elle est de deux raka‘a. Lire, pour chaque raka‘a, al-Hamd. En arrivant au verset 5 ({Iyyâka na’budu wa iyyâka nasta’în} {C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons le secours}), le répéter 100 fois puis achever la récitation de la sourate. Après elle, réciter la sourate Le Culte Pur (CXII) 1 fois.[11] Qutb ad-Dîn ar-Râwandî et sayyid b. Tâwûs font partie des narrateurs de cette prière.[12]
Mérites et caractéristique
Il est rapporté du Prophète (s) :
Quiconque la lit, aura le mérite de la lecture des deux tiers du Coran, ainsi que la rétribution spirituelle décernée à celui qui aura donné une aumône à tous les croyants.[13]
Selon l’Imam as-Sâdiq (a):
« Si tu lis la sourate al-Hamd pour un mort 70 fois, il ne serait pas étonnant de le voir ressuscité »[14]
C’est la sourate dont on dit qu’elle est le résumé du Coran, son ouverture, l’expression concise de son esprit et qui est pleine de significations augustes.
En effet, répondant à une question sur le motif de l’obligation de la récitation de la sourate al-Fâtihah dans chaque prière, l’Imâm ar-Ridâ (a) dit:
« Parce que la sourate al-Hamd réunit tant de collections de Bienfaits et de Sagesses coraniques que l’on ne retrouve nulle part ailleurs ». Et d’ajouter: « C’est pourquoi, toute Prière dans laquelle la sourate al-Hamd n’est pas récitée, est incomplète ».[15]
Lecture en vue de guérison
Il est significatif que cette sourate s’appelle aussi sourate ash-Shifâ’ (la sourate de la Guérison), parce que le Prophète (s) a dit:
« Sourate al-Fâtiha est la guérison de toute maladie ».[16]